Archives pour la catégorie News

Dates à venir !

Dans le cadre du dispositif de résidence territorial du SOLIMA Creuse:

23 Novembre 2018 au café de l’espace – Le Bourg, 23260 Flayat
20 Décembre 2018 à la Guérétoise de spectacle – 6 avenue Fayolle 23000 Guéret
3 mai 2019 aux Ateliers de la Mine – 2 allée de la Mine 23150 Lavaveix-les-Mines

Dans le cadre d’une cloture d’une résidence d’accompagnement du groupe Good Morningue, concert co-plateau:

29 Mars 2018 à la Biscuiterie – Chateau-Thierry (02)

Remerciements Crowdfunding

Un énoooorme merci du fond de nos cœurs à vous qui avez participé à notre campagne de crowdfunding !
Nous sommes fiers et heureux d’avoir pu fêter la sortie de notre premier album devant une salle comble et un public aussi chaleureux !
C’était magique ! C’est inoubliable ! Ça nous encourage à continuer !
Votre générosité nous touche profondément et fait de vous les artisans de ce succès !
Reconnaissance et gratitude à vous !

Concert du 30 mars au Zèbre de Belleville

Le grand concert de sortie d’album approche !
Il aura lieu le Vendredi 30 Mars au Zèbre de Belleville – L’ouverture des portes est à 19h30.

Nous vous conseillons d’acheter votre place en prévente sur le site de helloasso, car vous pouvez choisir de leur verser une commission ou pas. Dans ce dernier cas elle vous coûtera 10€ tout rond :

https://www.helloasso.com/associations/l-onde-asso/evenements/tribal-veda

Vous pouvez aussi  avoir des places à tarif réduit via notre crowdfunding : Pour 20€ de dons vous aurez le CD et une place à tarif réduit (8€). 

https://www.helloasso.com/associations/l-onde-asso/collectes/sortie-de-l-album-de-tribal-veda-1

 

 

 

 

 

Crowdfunding Sortie d’album

Chers lecteurs,
vous trouverez ici le lien vers une page très importante pour nous en ce moment, celle où vous pourrez nous aider à financer la sortie de notre album autoproduit. Grace à votre généreuse participation nous pourrons aussi fêter dignement cet évènement avec vous… en effet, nous avons décidé de louer une belle salle à Paris pour l’occasion… Bref, plus d’infos sur la page de Hello Asso:

Crowdfunding Hello Asso Tribal Veda

Portez-vous bien

Tribal Media #5 – Il était une fois dans l’Est : Dragan Vukovic

ENTRETIEN AVEC UN CRÉATEUR DE LIENS CULTURELS.

Personnage atypique et incontournable de la scène musicale des Balkans et plus particulièrement des territoires d’ex-Yougoslavie, Dragan Vukovic a mis sa formidable énergie au service de sa passion. Entre un Dj set et l’écriture d’un livre, de son émission de radio déjà vingtenaire à l’organisation de tournées pour des groupes du monde entier, il semble infatigable. Nous avons eu la chance de rencontrer ce bonhomme de près de 2 mètres de haut et de gentillesse, à l’occasion de la tournée d’été qu’il a organisé pour Tribal Veda.

dragan

Bonjour Dragan, peux tu nous parler de tes diverses activités ?

J’ai commencé mes activités sur la scène musicale comme Dj, puis ayant acquis une certaine notoriété on m’a proposé de travailler à la radio. C’était en 1995, ça fait donc 20 ans que j’anime une émission qui s’appelle « Anatomija Zvuka » (l’anatomie du son). Je diffuse la musique de la scène alternative des territoires ex-yougoslaves et évidemment bien d’autres choses qui m’intéressent. Ce que j’entends par « Musique alternative » peut se résumer dans cette formule : ce qu’on ne peut écouter nulle part on peut l’écouter dans mon émission ! Il y a là de tout : musique du monde, classique, noise, hardcore, punk… tout excepté du metal.

Où se trouve cette radio ? Peut-on l’écouter sur internet ?

La radio, BH radio 1, se trouve à Sarajevo en Bosnie Herzégovine, c’est une radio nationale. Mon émission a lieu le mardi une semaine sur deux à 19h10. L’émission peut s’écouter sur internet, et je mets les enregistrements de chaque émission à disposition sur Soundcloud, j’en diffuse les liens sur les réseaux sociaux.
Et outre ces activités de Dj et d’animateur radio cela fait une dizaine d’années que j’organise des tournées de facon autonome, à travers l’agence de booking Multirepeta. (« Koncertna promocionalna agencija repeta. »). En fait j’ai commencé à organiser des concerts à partir de1997 à travers diverses associations, mais je le fais de façon indépendante depuis 2005. A travers cette activité je donne la possibilité à des groupes d’Europe et du monde entier de jouer dans les Balkans.

Combien de tournées as tu organisé depuis tout ce temps ?

(grand éclat de rire ) Alors… depuis dix ans… comptes que je fais tourner entre 4 et 7 groupes par an…
Je fais ça dans  une démarche particulière mêlant curiosité et éclectisme : il y a toutes sortes d’avant-gardes : du noise-rock, des groupes dans l’esprit «  rock in opposition », des musiques du monde, des chanteurs à texte… Cette année j’ai fait tourner Wowoka, un groupe de blues polonais ; Dure Mère, un groupe sexy-garage de Nantes ; Tribal Veda ; et il y a trois autres groupes à suivre : les belges de Guili Guili Goulag, la chanteuse portugaise Rita Braga et en novembre les néo-zélandais de Hollywood Fun Downstairs. Voilà il n’y a pas de barrières, si les gens sont bons et qu’il n’ont pas je ne sais quelle exigence je les aide, leur organise une petite tournée.

paysage bosnie

Comment es-tu entré en contact avec les groupes français dans les années 90 ?

A l’époque je travaillais avec l’association « Geto » à Banja Luka et nous nous étions mis en contact avec une équipe de Mostar qui avait depuis l’après-guerre d’importants échanges avec la France, ils étaient très actifs et organisaient parmi d’autres le légendaire « Mostar Interkultural Festival » qui faisait venir chaque année 300 français, italiens et espagnols. A ce moment nous avons noué contact avec l’équipe de Jarring Effects qui ont fait venir certains groupes.

C’est avec Rico que tu es entrés en contact ?

Non, ce qui est intéressant c’est que j’ai d’abord rencontré cette fille : Aline

Oui qui habitait justement à Mostar…

Oui et c’est ensuite que j’ai rencontré les autres personnages de l’équipe, et j’ai organisé quelques tournées pour…

Hightone ?

Non, pour eux j’ai juste aidé un peu, c’était Daqui Dub, un groupe avec l’un des membres de Kali Live Dub. Et donc j’ai beaucoup voyagé en France, et ce que j’y ai découvert m’a grandement intéressé. J’ai récupéré une telle collection d’albums et de démos de groupes français que tu en serais étonné toi même ! (rires) « to je ludilo totalno! » (un total truc de ouf !)
J’ai développé des théories la dessus, par exemple que dans toute l’Europe occidentale les français me semblent être les plus proches de nous dans les Balkans, ils me semblent en général être plus ouverts musicalement que les allemands, hollandais ou scandinaves, c’est pour ça que j’aime travailler avec les français en plus du fait que j’aime le fromage et le bon vin !
Du coup j’organise au moins deux tournées chaque année pour des groupes français, dans ceux qui me reviennent tout de suite : Dure Mère de montpellier, Joke et tous les échanges avec l’équipe AOLF, les nantais de Vagina Town, les grenoblois de Zozophonic Orchestra
Et je vais continuer ça car la France me semble avoir la scène musicale la plus intéressante dans sa diversité, toutes ces musiques d’avant garde, jazz, ces groupes dans l’esprit « rock in opposition ». Et même si c’est parfois compliqué de booker ce genre de choses on improvise, on s’arrange et on va de l’avant !

Je t’ai rencontré comme Dj à l’Alimentation Générale à Paris, comment es-tu venu jouer là bas ? et comment ça t’a paru à l’époque ?

C’était un peu par hasard, je travaillais avec un groupe de free jazz de Caen « les Yeux de de la Tête »,  je leur avais organisé deux ou trois tournées dans les Balkans, et comme ils étaient contents ils m’ont invité à Caen et m’ont trouvé cette date comme Dj à Paris, c’était exotique, c’était bien. Mais là ça fait longtemps que je ne suis pas allé en France et ça commence à me manquer, je sens une crise qui approche ! 🙂

Tu dois y retourner !

Envie de boire du beaujolais !

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Et quels sont tes projets, tu vas continuer à faire tout ça ?

Oui, je ne peux pas sortir de ma peau, je dois le faire et je crois que je le ferai jusqu’à la fin de ma vie ! Et à part ces tournées je suis très impliqué dans un grand projet d’archivage le la scène musicale du territoire de l’ex Yougoslavie. Car s’il y a beaucoup de bons groupes, et des innovations musicales ça et là, il n’y a pas d’historique sur tous ces courants musicaux alternatifs. J’ai un vieux rêve autour de ça, j’ai commencé à écrire un livre là dessus mais je me suis arrêté. Beaucoup de choses comme ça m’intéressent mais n’ayant fini aucune université, je me sens freiné quant à certaines choses. Je les aborde de façon assez chaotique et je peine à me concentrer sur la durée pour fignoler l’oeuvre jusqu’à l’aboutissement. Je vis dans le chaos et c’est comme ça que je travaille ! « Jebiga ! » (traduction disponible par courrier recommandé !). Il faut que j’apprenne un peu plus des slovènes peut être ! (rires)

Par exemple l’histoire de ce blog dont tu faisais partie : « anatomy of sound » avec tous ces musiciens expatriés des territoires d’ex-Yougoslavie, eh bien, nous sommes une civilisation de voyageurs, présents au 4 coins de la planète ! et en ce qui concerne la musique ça m’anime de savoir où nous sommes. Peu importe que ces musiciens ont émigré ou s’il sont de seconde génération nés à l’étranger.
J’ai un concept pour faciliter ça : Si dans un groupe étranger il y a un membre de chez nous, alors c’est un groupe de chez nous ! (rires) Comme ça j’ai un maximum de matériel pour mon émission ! Et donc parmi tous ces gens très intéressants, il y en a que je n’ai pas encore intégré. Par exemple je trouve un certain Gordon Grdina, jazzman canadien, le nom sonne d’ici, je recherche, demande autour de moi et on me dit qu’il vient d’Istrie. Ce genre de choses m’intéressent !
Je suis de Banja Luka « jebe taj kontinuitet, jeben ti » (saloperie de continuité ! Traduction littérale complète possible autour d’un verre avec les protagonistes) nous sommes comme ça.

Tu es né à Banja Luka, et tu vis a présent en Slovénie ?

Oui depuis 8 ans, mais ça n’est pas si loin, je suis à 4h de voiture, et dans tout cela il y a beaucoup de ressemblances, Mostar où j’ai vécu quelques années, Murska Sobota… En gros tu sais comment était l’ex- Yougoslavie, tout se passait dans les grands centres Belgrade, Zagreb, Sarajevo, quant aux petites villes elles étaient un peu mises de coté, Donc là à Murska Sobota je découvre des choses. Les gens du coin disent « Dis donc Dragan, qui ne vient pas d’ici, a archivé toute la scène musicale de la ville ! ». Et ce n’est pas pour caresser dans le sens du poil que je le fais, mais si tu vis pour la scène eh bien je dirais presque, tu donne ta vie entière pour elle !

Cette interview a été réalisée en Aout 2015 et depuis Dragan a finalement franchi un grand pas dans la réalisation de ce vieux rêve d’écrire un livre sur la scène musicale du territoire ex-yougoslave puisqu’il l’a fait ! Il a sorti il y a peu « l’encyclopédie des groupes en duo » de ce territoire.

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Propos recueillis par Goran Juresic
Photos : Alexis Sebileau

Tribal Media #4 Des gens ordinaires pour changer le monde

logo_com_du_mondeLoin du faste des dîners de l’oligarchie mondiale dont les beaux discours mensongers sont repris dans tous les médias de masse, et applaudis par les industriels de la pétro-chimie, de l’agro-alimentaire et de l’armement, cette cop 21 est pour nous l’occasion rêvée pour vous parler de ceux qui sont tout simplement passés à l’action pour changer notre mode de vie. Ils ont compris l’urgence d’aujourd’hui, à savoir la construction de nouveaux modes d’échanges qui respectent la vie de la planète. Or les autorités corrompues, profitant de l’état d’urgence et maniant la peur voudraient bien les faire passer pour des casseurs à grands renforts de média-mensonges, mais ils sont tout l’inverse: des constructeurs, des guérisseurs, des réparateurs. Mais venons-en au fait. En Février dernier, Tribal Veda a passé une semaine dans la charmante ville de Saint-Nolff en Bretagne, d’abord pour une résidence de travail scénique avec Barbara Boichot puis pour un concert dans le cadre du festival des Herbes Folles. C’était le 21 Février et c’était organisé par l’association SN21. 21 Février, SN21… Est-ce un hasard? me demanderez-vous. Eh bien non, tout ceci est lié à l’Agenda 21, un plan d’action de développement durable qui a été adopté par la ville de Saint-Nolff. Aussi, dans l’après-midi précédant le concert, une équipe de fieffés reporters de Tribal Media a pu faire une série de rencontres des plus intéressantes avec les acteurs locaux du changement. En entrant dans le hangar, nous tombons directement sur Yolande et Pascale, qui tiennent un stand dédié à l’échange de graines. Nous leurs posons quelques questions et voici ce qu’il en émane:

DES GRAINES REPRODUCTIBLES QU’ON VOUDRAIT INTERDIRE
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– L’asso des jardins de curé, c’est à l’initiative d’une personne qui fait de l’entretien de jardin, qui est horticultrice et qui a proposé de remettre en état une prairie qui se trouvait près du presbytère. On a donc créé une asso pour mettre en œuvre ce jardin, le nettoyer, le préparer. Il a été dessiné suivant le logo de Saint-Nolff. Ce logo représente le globe terrestre en mouvement et les cinq doigts de la main en-dessous. Nous avons fait des parterres . Au départ, on a eu des dons donc on a planté ou semé en fonction de ces dons, puis on a commencé à faire une répartition : Un parterre avec des aromatiques : thym, romarin, sarriette, sauge, fenouil, un autre avec des plantes médicinales, des plantes potagères, mais aussi des fleurs, arbustes, rosiers, vignes. Il y a une quinzaine de personnes dans l’asso donc le jardin est entretenu, chacun amène des plants de chez soi (car il y a les annuelles qu’on remet tous les ans et celles qui restent sur place).

Pendant les vacances scolaires, on fait de l’animation auprès des enfants pour leur faire découvrir les graines, les plantations, le semis. Par exemple l’année dernière au printemps on leur avait fait préparer des boites de conserve qu’on leur avait fait perforer au centre de loisir. Au jardin, on a mis des gravillons dans le fond, fait un mélange de sable-terreau et ils avaient semé des graines de tournesol. Aux vacances suivantes, ils ont vu leurs tournesols levés, on les a transplantés dans le jardin et on a eu des tournesols qui faisaient plus de 2,5m de haut. En Juillet, on leur a fait semer des plantes potagères (salades, haricots). J’avais fait germer les haricots quelques jours avant pour leur montrer comment se présente la graine germée, donc on a fait un semis de graines germées et de graines non germées.

– Comment vous avez fait la connection avec le festival?

– C’est par Sarah, la secrétaire du jardin de curé qui est dans les autres associations (notamment l’association des embobineuses). C’est elle qui nous a préparé le stand. Elle a proposé un partenariat donc chacun a amené des graines pour faire du troc. Cette manifestation se déroule pour la première fois à St-Nolff.

– Et ça ne pose pas de problèmes car j’ai entendu dire que les échanges de graines allaient être interdits…  ?

Oui bien sur mais il faut développer à outrance ce phénomène-là pour que les grainetiers et les semenciers industriels n’aient pas le monopole. Les agriculteurs sont maintenant obligés d’acheter leur semence, ne savent d’ailleurs pas toujours ce qu’ils achètent. J’ai fait l’expérience de semer du panais avec des graines d’un grainetier pourtant «  bio  », la première année, ça a levé, la deuxième non. En revanche, mes graines de l’année précédente ont levé. Même histoire chez un voisin. De plus en plus, je récolte mes graines. Peut-être qu’elles s’adaptent au sol, qu’il y a aussi une question de conservation ? On réussit souvent mieux les graines que l’on récolte donc il faut encourager ce système-là.

– Merci. Y a-t-il une visibilité sur internet?

– Oui il y a un blog assoc’ de jardin. C’est Sarah qui s’en occupe. De temps en temps, je lui passe des recettes. Jardin de curé Nolféen

DES BOISSONS FORTES ET SANS ALCOOL!

Nous nous éloignons du stand des jardins lorsque le chant d’une sirène morbihannaise vient nous caresser le tympan! « orange-carotte-bettrave-pomme  » ou «  chou rouge-carotte-épinard-gingembre  » ou alors «  citron-pomme-gingembre  », «  orange-pomme-kiwi  », celui-là pour les filles est très apprécié «  chou rouge-poire  » et «  carotte-orange-pomme-gingembre  ». Il s’agit d’Enora, du Labo du Nautilus qui va nous présenter les activités du labo.

– Le labo du Nautilus c’est une asso qui essaye de promouvoir toutes les idées liées au développement durable et à l’écologie. On a plein d’activités. Une d’entre elles est celle qu’on fait aujourd’hui  : vendre des jus de légumes bio sur les festivals, pour entre autres laisser plus de choix aux gens qui souhaitent de pas boire d’alcool, ou pas que. Du coup, on propose du jus de gingembre qui est assez fort. Ca donne presque l’impression de boire un verre d’alcool fort tant c’est puissant. Ca réchauffe  !

– Apparemment, il y en a un qui a essayé tout à l’heure et qui ne s’en est pas remis (rires)
Guillaume: je réessaierai, j’adore…

Nautilus tondeuse-2LE RÉPARE CAFÉ

– Deux fois par semaine, on anime un «  répare-café  ». C’est un concept national dont on a ouvert une antenne à Saint-Nolff. On a plusieurs techniciens dont Stéphane, Philippe qui sont spécialistes de mécanique, d’électrotechnique, de bricolage. Par exemple, j’avais une lampe à réparer et c’est comme ça que j’ai connu l’asso. J’étais pas capable de le faire toute seule du coup il y a quelqu’un qui m’a montré comment faire. Au final, je suis repartie avec ma lampe…

UN FOISONNEMENT D’IDÉES

Sinon, on a installé une zone de gratuité dans un hangar de 400m2. Les gens déposent des objets dont ils n’ont plus envie. Tous les adhérents peuvent prendre. Ce n’est pas du troc ni de l’échange, ceux qui veulent prendre prennent même s’ils n’ont rien donné. On a là une sableuse à disposition. Ca coûte assez cher donc l’idée est de mutualiser avec les adhérents. Mutualiser l’espace, les compétences et les outils. C’est un concept qui fonctionne un peu déjà dans le secteur de Vannes, notamment avec les incroyables comestibles.

Il y a un autre truc qui est vachement important, c’est les ateliers prototypiques. En fait, comme on a pas mal d’espace, on en loue à des porteurs de projets qui ont envie par exemple de construire une machine, mais il faut que ça soit une machine qui réduise notre empreinte sur l’environnement. Par exemple, j’aimerais me faire une machine à laver à pédale, les gens qui veulent se construire des petites éoliennes, c’est possible…

– Génial! Oui, j’ai vu un gars qui avait fait ça et effectivement, en 15-20 minutes, le linge est lavé! Qui est-ce qui vous a donné l’idée de faire tout ça, l’équipe  ?

– L’asso a été créée par Stéphane, car lui a un projet de faire un bus de tournée écologique et trouvait dommage d’avoir un espace et de l’utiliser pour lui tout seul.

Nous nous sommes donc adressés à Stéphane qui est à la fois le créateur de l’association et le concepteur d’un bus bio-high-tech et qui va nous détailler un peu plus cette activité précise.

Stand Nautilus2-2GENÈSE DU LABO DU NAUTILUS

– Le principe du labo du nautilus, c’est parti de la construction du Nautilus qui est un bus, une loge mobile artistique dans un car de tourisme, qui est à la fois high-tech et écolo. Cette loge mobile a vocation d’être un showroom de l’innovation technologique au service de l’environnement. Le principe, c’est de pouvoir faire la promotion de tout ce qui va permettre à chacun de réduire sa propre empreinte environnementale.

Pour réaliser cette loge mobile, j’ai commencé tout seul mais me suis rendu compte que j’avais besoin de compétences tierces. Ces compétences, j’aurais pu appeler Carglass pour déposer mon pare-brise mais ça m’aurait coûté super cher. En plus de ça, Carglass ne comprenait pas qu’il fallait déposer mon pare-brise, le laisser démonté pdt 15j, revenir 15j après pour le remonter. Pour eux, c’était pas cohérent. Pareil pour le gaz du système de clim, pareil pour faire un entretien du véhicule et pour plein d’autres choses. Du coup, il me fallait réunir les compétences et il fallait trouver ces personnes et les motiver. Quand c’est des amis, ça va mais quand on sort de ce cadre, il faut motiver d’autres personnes. Je me suis vite retrouvé à avoir un répertoire de compétences mais pas les gens et je me suis dit  : j’ai besoin d’un outil de travail et d’un espace. Donc la question s’est posée de savoir si je lançais cet outil juste pour moi, ou si je le faisais de manière associative pour  que d’autres personnes qui auraient d’autres idées un peu similaires puissent venir y réaliser leurs idées.

Les limites, c’est qu’il faut que ces projets soient à vocation de réduire un impact sur l’environnement. Ca peut prendre n’importe quelle forme. Tu ne viendras pas fabriquer un camping-car mais tu peux venir faire un système d’isolation écologique, un système de réduction de consommation. La création du Labo du Nautilus s’est faite pour réaliser le Nautilus. Le mode de création de ce véhicule, c’est que pdt les 3 premières années au moins, ça va être une plateforme mobile sur le morbihan qui sera à la fois un « repair café » et un « fab-lab  » (fabrication laboratory, endroit avec machines mutualisées électroniques et numériques). Deux choses qu’on fédère car ça va de pair. Exemple: tu viens avec une machine que tu veux réparer. Dedans, un pignon en nylon est abimé. Tu vas au fablab apprendre à fabriquer un pignon avec une imprimante 3d et ensuite tu viens au repair-café pour mettre le pignon dans ta machine. On va donc faire ça dans tout le morbihan, faire connaitre aux gens ces principes d’auto-construction et d’échange horizontal (je t’apprends, tu m’apprends). En plus de ça, on va fabriquer cette loge mobile en chemin. Par exemple: cette semaine, on va travailler sur la machine à laver. On devra transformer un alternateur de poids lourd en moteur triphasé 24V pour alimenter la machine à laver qui sera elle-même alimentée en eau chauffée par le soleil. Le bilan écologique est donc énorme et en plus de ça, c’est quelque chose que tu peux refaire chez toi.

– C’est à dire que tu fournis le plan avec?

– Alors moi j’ai une idée globale de la conception, mais la mise en application, on va la faire ensemble avec tous les gens qui vont participer.

– OK donc transmission directe dans le travail?

– Alors je peux t’apporter on va dire l’idée que je veux faire un électrolyseur avec telles ou telles options et toi tu vas me dire « ça tombe bien, je sais programmer telle carte électronique », un autre « moi je sais travailler le plastique » et un autre « moi je sais comment souder tel ou tel élément ». Donc c’est comme ça qu’on arrive à faire ensemble quelque chose. Toutes les innovations (aujourd’hui un peu plus d’une trentaine) seront mises en oeuvre à bord mais pour les fabriquer on aura besoin d’un local (le labo du Nautilus). C’est un hangar qu’on loue assez cher. La mairie pour l’instant ne nous aide pas mais si on leur apporte plus de retours…

– Tu sais que tt à l’heure on rencontré des grainetières libres et que les compétences qu’elles ont pourraient aller dans le sens de votre jardin partagé?

– J’aimerais bien que tu mes les présente…

Ici nous avons ri car on a trouvé que c’était fort que nous arrivions à créer un lien entre deux acteurs locaux et complémentaire de l’écologie en terre Bretonne nous qui venions de loin. En tout cas nos grainetières et le Labo du Nautilus ont pris contact. Mais revenons à Enora et aux autres activités du labo du Nautilus qui déborde d’idées en tous genres!

– Oui, parmi ces idées, une bibliothèque partagée, une station de filtration d’huile végétale usagée (ce n’est pas pour mettre dans les voitures car c’est interdit, mais on peut le mettre dans sa tondeuse et dans certaines chaudières). On a aussi le projet de faire un site internet d’échanges de matériel, d’organiser des projections-débat, des ateliers de couture pour la voile notamment. Une autre idée serait de faire venir des professionnels de la soudure, de la menuisierie pour qu’ils nous enseignent juste les bases de ces disciplines. On aimerait aussi constituer des groupes pour aller visiter les usines du coin (tri des déchets, usines électricité, barages) pour comprendre dans quel monde on vit, au delà de la nature. Un autre projet est de créer un laboratoire de transformation alimentaire, où les gens pourraient par exemple venir faire leurs confitures. Du coup, comme c’est fait dans un labo professionnel, elles pourraient les revendre. Ou encore, faire des bureaux à partager avec d’autres associations.

Enfin, on a un espace de jardin de 300m2 dans lequel on a commencé à faire un jardin partagé, mais on n’y connait encore presque rien! L’asso vient juste d’être créée. Mais on est en train de tisser des partenariats avec tout le monde dans le coin donc on cherche des contacts. D’ailleurs si vous n’avez pas encore rencontré Gaëlle qui est sur le stand des Jardins de Curé, elle a une association qui s’appelle «  les glaieuls sauvages  », qui est une asso qui fait des cosmétiques naturels.

– Non, nous ne la connaissons pas encore, mais allons la rencontrer de ce pas. Merci Enora et merci Stephane!

Labo du Nautilus

DES COSMETIQUES NATURELS

– Bonjour Gaëlle, enchanté. Présente-nous un peu ce que tu fais si tu veux.

– Notre association est pour l’autonomie alimentaire et energétique. Ca passe par la découverte de la flore locale et la valorisation du patrimoine  : on fait bcp d’animation autour de la reconnaissance des éléments de la nature et on crée des outils pédagogiques pour que les espaces naturels s’auto-valorisent. En parallèle, nous faisons beaucoup d’ateliers de création de cosmétique naturelle, cuisine végétarienne, peinture naturelle, tout à base de plantes.

Tu sais maquiller aussi ?

Oui, je fais deux types de maquillages  : pour enfants, accessibles à tout le monde à la maison, et ensuite, je fais de la cosmétique plus élaborée où là c’est vraiment de la formulation chimique, mais à base de produits naturels. On est basés sur la presqu’île de ruis, on vient d’arriver. Pour le week-end de la journée de la femme, on va proposer un atelier de création de maquillages où on va maquiller des filles qui font un défilé de mode de créatrices bretonnes. On travaille en étroite collaboration avec les incroyables comestibles. Avec le Labo du Nautilus, on verra s’il y a des choses possibles.

Voici donc les propos que nous avons pu recueillir parmi ce bouillonnement d’actions et d’idées nouvelles engendrées par les villes adhérentes au programme Agenda 21. Ne ne vous cacherons pas que les membres de l’équipe de Tribal Media se sont bien amusés avec les activités proposées pour les enfants parmi lesquelles le conte théatral et musical proposé pas l’asso les embobineuses. Nous tenons à remercier particulièrement Alan de nous avoir programmés dans ce festival et de nous avoir donc permis de découvrir cette richesse associative.

Notre premier Clip en ligne !!

Le voilà ! Le premier clip live de Tribal Veda est enfin arrivé ! Il s’agit de « Mali », morceau qui avait déjà gagné le concours de musique du monde de Fip radio. Mali veut dire « Petit » dans plusieurs langues slaves et on peut dire que cette vidéo est l’enfant de notre résidence enchantée à La Pêche à Montreuil avec l’extraordinaire Ahmed Keshit (dit Memed) en 2014. C’est sur cette scène qu’il a été tourné sous la direction de Juan Vicente Araya assisté par Daniel Sandoval.
Et comme promis voici deux nouvelles importantes a propos de Tribal Veda.
La première c’est l’arrivée de la chanteuse Jovana Krstevska dans le groupe, d’origine macédonienne elle va venir enrichir la couleur vocale tropicale qu’amène déjà Corina Santana. Vous aurez donc le privilège de voir de nouveau Tribal Veda sur scène avec deux voix féminines et ceci dès cet été car cela nous amène à l’autre nouvelle : Tribal Veda sera en tournée européenne du 02 au 18 aout en particulier dans l’est et sur la côte Adriatique ! Vous aurez tous les détails sous peu 🙂